Beetween : notre avis
Beetween est un logiciel de recrutement français, né en 2007 d'un cabinet de recrutement avant de devenir un éditeur à part entière, qui diffuse des offres sur plus de 180 jobboards et note automatiquement les candidatures reçues grâce à plusieurs modules d'IA. Il vise les PME et ETI qui recrutent en volume et veulent réduire le tri manuel.
Ce que nous en retenons
Ce qui joue pour
- Hébergement des candidatures en France (Roubaix, Gravelines, Strasbourg, chez OVH) selon la page RGPD, avec une suppression automatique programmée plutôt que laissée à la discrétion d'un opérateur.
- Suppression automatique des profils candidats deux ans après le dernier contact, une règle fixe annoncée noir sur blanc plutôt qu'une politique vague.
- Diffusion sur plus de 180 jobboards depuis une seule saisie, hérité de vingt ans d'expérience en cabinet de recrutement avant l'édition du logiciel.
Ce qui joue contre
- Aucune page consultée n'affirme qu'un recruteur garde la main sur le classement produit par les IA de scoring et de préqualification : ni promesse explicite de contrôle humain, ni description de la méthode de notation, contrairement à Taleez ou Flatchr qui revendiquent au moins ce discours.
- Les conditions générales décrivent les résultats du moteur de recherche de candidats comme « identifiés, indexés et compilés par un processus automatisé sans vérification humaine préalable » : une formule qui vise la fonction de sourcing, mais qui tranche avec le ton rassurant affiché ailleurs sur les fonctions d'IA.
- Aucun tarif, ni même une fourchette : la page devis ne mentionne qu'un formulaire, sans palier ni montant indicatif, et aucune certification de sécurité (ISO 27001, SOC 2) n'est publiée.
Un ATS français solide sur la gouvernance des données (hébergement identifié, purge automatique à deux ans), mais qui ne dit rien publiquement sur la supervision humaine de son tri par IA : à réserver à une entreprise prête à documenter elle-même ce point avant de signer.
Les faits
- Hébergement des données
- Données dans l'UE · source
- Catégories
- RH et recrutement
- Données vérifiées le
- 30 juillet 2026
- Intégrations constatées
- Plus de 180 jobboards · Synchronisation avec des outils RH tiers (SIRH)
Ce que deviennent vos données
- Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
- Non vérifié
- Sous-traitants
- La page RGPD nomme OVH pour l'hébergement (serveurs à Roubaix, Gravelines et Strasbourg), Brevo pour l'envoi d'emails (bases hébergées en France, Belgique et Irlande), et Google Cloud ainsi qu'AWS pour les sauvegardes. Aucune liste exhaustive des sous-traitants n'est publiée au-delà de ces mentions.
- Conservation
- Suppression automatique de tous les profils candidats deux ans après réception de la candidature. Les données clients sont supprimées 30 jours après la clôture du compte, les sauvegardes étant conservées au maximum 6 mois ; les données de facturation sont gardées 10 ans.
Beetween en détail
Beetween a démarré en 2007 comme cabinet de recrutement, avant de devenir un éditeur de logiciel à part entière. L'éditeur revendique aujourd'hui 120 salariés, quatre implantations en France, Espagne et Italie, et 1 500 clients pour plus de 25 000 utilisateurs actifs.
Ce qu'il fait concrètement
Une offre publiée sur Beetween se diffuse sur plus de 180 jobboards sans ressaisie. Les candidatures reçues passent ensuite par plusieurs modules d'IA distincts : une IA de préqualification qui « identifie les meilleurs candidats », une IA de scoring qui « repère les profils qualifiés », et une IA de matching et de parsing qui analyse et structure les CV. Un module de sourcing complète l'ensemble en recherchant des profils sur LinkedIn, dans des CVthèques ou des viviers de talents. Un constructeur de site carrière et une synchronisation avec d'autres outils RH ferment le tableau.
Ce que l'éditeur ne dit pas sur son IA
Aucune des pages consultées ne décrit comment un recruteur intervient dans le classement produit par les IA de scoring et de préqualification. Ni promesse de contrôle humain, ni explication de la méthode de notation : Beetween communique sur les fonctions, pas sur leur supervision. Un détail aggrave le constat : les conditions générales précisent que les résultats du moteur de recherche de candidats sont « identifiés, indexés et compilés par un processus automatisé sans vérification humaine préalable ». Cette phrase vise la fonction de sourcing sur le web, pas directement le scoring des candidatures reçues sur une offre — mais elle illustre à quel point l'automatisation, chez Beetween, n'est jamais présentée comme encadrée par un regard humain systématique. Un service RH soumis à des obligations de non-discrimination, par exemple dans le secteur de la santé, devra construire lui-même cette documentation avant de généraliser le tri automatique des CV à tous les postes ouverts.
Là où ça coince
Trois réserves, au-delà du point réglementaire ci-dessus. D'abord, l'absence totale de tarif public : la page dédiée ne propose qu'un formulaire de devis, sans palier ni montant. Ensuite, aucune certification de sécurité formelle (ISO 27001, SOC 2) n'est publiée, contrairement à des concurrents qui l'affichent. Enfin, si l'hébergement des candidatures est identifié (OVH, en France), les sauvegardes transitent par Google Cloud et AWS sans précision de région pour ces prestataires secondaires.
Notre recommandation
Beetween convient à une PME ou une ETI française qui recrute en volume, veut un hébergement identifié et une règle de conservation fixe plutôt que floue. Une entreprise qui veut connaître un prix avant tout contact commercial, ou qui a besoin d'un discours explicite sur la supervision humaine de son tri par IA pour documenter sa conformité au règlement européen, devra poser ces deux questions directement à l'éditeur avant de signer.
Pour qui, et pour qui pas
Adapté
- PME ou ETI française qui recrute en volume sur plus de 180 jobboards et veut automatiser une partie du tri des candidatures
- Service RH qui valorise une purge automatique et documentée des données candidats plutôt qu'une politique de conservation floue
- Structure qui accepte de négocier un tarif par contact commercial, sans grille publique
À écarter
- Entreprise qui veut comparer un prix avant de décrocher le téléphone
- Organisation qui doit documenter la supervision humaine d'un système de tri à haut risque et qui a besoin d'un discours explicite de l'éditeur sur ce point
- Cabinet qui exige une certification de sécurité formelle (ISO 27001, SOC 2) avant de signer un contrat
Questions fréquentes
- Le tri de candidatures par IA de Beetween respecte-t-il le règlement européen sur l'IA ?
- Le classement automatisé de candidatures figure parmi les usages à haut risque du règlement européen sur l'IA en matière d'emploi. Beetween met en avant plusieurs modules (préqualification, scoring, matching et parsing) sans jamais préciser, sur les pages publiques consultées, comment un recruteur supervise ou peut corriger ce classement. Ses conditions générales décrivent par ailleurs les résultats de son moteur de recherche de candidats comme produits « sans vérification humaine préalable » — une formule qui concerne le sourcing, pas directement le scoring des candidatures reçues, mais qui n'aide pas à documenter la supervision humaine exigée par le règlement. C'est à l'entreprise cliente de construire cette documentation, sans appui explicite de l'éditeur.
- Combien coûte Beetween ?
- Aucun prix n'est publié. La page dédiée ne propose qu'un formulaire de demande de devis, sans palier ni montant indicatif : impossible de savoir si l'outil coûte 100 ou 1 000 euros par mois sans passer par le commercial.
- Mes données candidats restent-elles en France ?
- Oui selon l'éditeur : la page RGPD affirme que les serveurs sont situés en France (Roubaix, Gravelines, Strasbourg) chez OVH, et que les profils candidats sont supprimés automatiquement deux ans après réception de la candidature. Les sauvegardes transitent en revanche par Google Cloud et AWS, sans précision de région pour ces prestataires spécifiquement.
- Beetween convient-il à une petite structure sans service RH dédié ?
- Beetween vise plutôt des PME et ETI qui recrutent en volume : ses 1 500 clients revendiqués et ses 120 salariés répartis entre France, Espagne et Italie signalent un éditeur pensé pour des volumes de recrutement réguliers, pas pour une embauche occasionnelle. Une petite structure qui recrute rarement trouvera plus simple ailleurs.
- Quelle différence avec Taleez ou Flatchr ?
- Les trois sont des ATS français avec des modules d'IA de tri et un hébergement en France. Taleez met en avant sa diffusion vers les écoles et la cooptation, Flatchr son pilotage en Kanban pour des managers de terrain. Beetween se distingue par son historique de cabinet de recrutement devenu éditeur et par une règle de conservation des données automatique et fixe, mais reste le seul des trois à ne publier aucun discours sur la supervision humaine de son IA de scoring.
Alternatives à Beetween
Logiciel de recrutement français pour PME et ETI, données hébergées en France.
ATS français en tableau Kanban, pensé pour le recrutement de terrain multi-sites.
ATS et CRM de sourcing qui utilise l’IA pour identifier et prioriser des candidats correspondant à un poste.
SIRH modulaire français : congés, notes de frais, entretiens, paie.
Nos sources
- RGPD (hébergement, sous-traitants)consultée le 30 juillet 2026
- Politique de confidentialité (durée de conservation)consultée le 30 juillet 2026
- Conditions générales (traitement automatisé du sourcing)consultée le 30 juillet 2026
- Fonctionnalités (modules d'IA, jobboards)consultée le 30 juillet 2026
- Qui sommes-nous (historique, effectifs, clients)consultée le 30 juillet 2026
- Demande de devisconsultée le 30 juillet 2026
Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.