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ProWritingAid : notre avis

ProWritingAid produit une vingtaine de rapports de style (répétitions, rythme des phrases, clichés, lisibilité) plutôt qu'une simple liste de fautes, un format pensé pour les auteurs qui retravaillent un manuscrit long. L'éditeur britannique Orpheus Technology annonce ne jamais entraîner ses modèles sur les textes des utilisateurs, mais l'outil ne prend en charge que l'anglais.

Plusieurs pays, sans garantie UEVersion gratuite puis payant·dès 10 €/mois

Ce que nous en retenons

Ce qui joue pour

  • Une vingtaine de rapports détaillés (répétitions, rythme, clichés, dialogue, lisibilité) qui expliquent pourquoi une phrase pose problème, pas seulement qu'elle en pose un.
  • L'éditeur affirme noir sur blanc ne jamais utiliser les textes pour entraîner ses modèles, et ne conserver le texte que le temps de générer le rapport, sauf usage volontaire de l'éditeur web en ligne.
  • Certifié SOC 2, avec évaluations tierces régulières documentées par un cabinet d'audit nommé.
  • Offre Teams à partir de deux comptes avec tarif par utilisateur public, plus rare que le devis commercial imposé par ses concurrents.

Ce qui joue contre

  • Ne prend en charge que l'anglais (variantes britannique, américaine, australienne, canadienne et générale) : aucune correction en français, contrairement à ce que suggère parfois son classement dans les comparatifs généralistes.
  • Le palier gratuit est limité à 500 mots par vérification, trop court pour relire un contrat ou un rapport complet sans découper le texte.
  • La politique de confidentialité place le traitement au Royaume-Uni et « dans d'autres pays où opèrent nos prestataires, dont l'Espace économique européen et les États-Unis » : rien ne garantit que les données restent dans l'Union européenne.
  • L'éditeur, Orpheus Technology Ltd, reste une structure britannique de taille modeste, sans le filet financier d'un grand groupe en cas de difficulté ou de rachat, à la différence de QuillBot (Learneo) ou Grammarly (Superhuman).

Le choix le plus rassurant des trois sur la confidentialité, à condition d'écrire en anglais : ProWritingAid ne corrige pas le français, un point à vérifier avant tout achat pour une équipe francophone.

Les faits

Premier palier payant
10 €/moisPremium, facturé à l'année (120 €/an ; 30 €/mois sans engagement)
Hébergement des données
Plusieurs pays, sans garantie UE · source
Données vérifiées le
30 juillet 2026

Ce que deviennent vos données

Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
Non
Sous-traitants
Non détaillés publiquement au-delà de la mention d'un audit tiers régulier (Dansa D'Arata Soucia) pour la certification SOC 2.
Conservation
Le texte soumis à une vérification n'est conservé que le temps de produire le rapport, de l'ordre de quelques secondes selon l'éditeur. Exception : un document créé dans l'éditeur web en ligne, chiffré et stocké dans le cloud tant que l'utilisateur ne le supprime pas.

ProWritingAid en détail

ProWritingAid ne se contente pas de souligner une faute : il génère une vingtaine de rapports sur un texte — répétitions, rythme des phrases, clichés, dialogue, lisibilité — pensés pour quelqu'un qui retravaille un manuscrit ou un rapport long, pas pour corriger une faute de frappe isolée.

Ce qu'il fait concrètement

Un texte collé dans l'éditeur ou soumis via l'extension déclenche une série de rapports consultables séparément : un rapport « répétitions » repère les mots revenus trop souvent, un rapport « rythme » signale une succession de phrases toutes construites pareil, un rapport « clichés » pointe les expressions toutes faites. C'est un format différent d'un simple correcteur qui souligne et propose une correction : l'utilisateur choisit quel angle d'analyse ouvrir, et peut ignorer les autres. Pour un rapport de plusieurs pages ou un manuscrit, cette approche par rapports séparés évite d'être submergé par des dizaines de suggestions simultanées.

Ce que devient le texte envoyé, et pourquoi c'est net

Sur les trois outils de ce comparatif, ProWritingAid tient l'engagement le plus clair sur les données. L'éditeur affirme, dans son propre centre d'aide, ne jamais utiliser les textes des utilisateurs pour entraîner ses modèles ou ses algorithmes, et ne conserver le texte soumis que le temps de produire le rapport — de l'ordre de quelques secondes selon l'éditeur. Seule exception : un document créé volontairement dans l'éditeur web en ligne, chiffré et stocké tant que l'utilisateur ne le supprime pas. Cet engagement vaut pour tous les plans, gratuit comme payant, sans distinction pour les comptes Teams. C'est l'inverse de QuillBot, qui conserve et entraîne par défaut hors offre Team, et une position plus nette que Grammarly, qui n'exclut l'entraînement par défaut que sur ses comptes Business et Enterprise vendus par l'équipe commerciale.

Pourquoi il ne convient pas à une PME francophone

C'est le point que personne ne peut ignorer avant d'acheter : ProWritingAid ne corrige que l'anglais. L'éditeur le confirme dans son propre centre d'aide, qui liste les seules variantes prises en charge — générale, britannique, américaine, australienne, canadienne — sans mention du français ni d'aucune autre langue. Pour un cabinet ou une PME qui rédige d'abord en français, l'outil est simplement hors sujet, quelle que soit la qualité de ses rapports de style en anglais. Une agence qui produit du contenu bilingue peut s'en servir sur sa partie anglaise et compléter avec un correcteur français, comme évoqué sur notre page formation IA pour la rédaction. Voir aussi notre catégorie correction et réécriture pour les outils qui, eux, prennent en charge le français.

Là où ça coince, même en anglais

Le palier gratuit limite chaque vérification à 500 mots, ce qui oblige à découper un document plus long en plusieurs passages — contraignant pour relire un rapport entier. Sa politique de confidentialité place le traitement au Royaume-Uni et « dans d'autres pays où opèrent nos prestataires, dont l'Espace économique européen et les États-Unis » : pour un dossier de conformité qui exige que les données restent dans l'Union européenne, cette dispersion sans engagement de région reste un obstacle. Enfin, Orpheus Technology Ltd reste une structure britannique de taille modeste, sans le filet d'un grand groupe : un avantage pour la gouvernance des données, mais une question de pérennité à garder en tête sur le long terme.

Notre recommandation

À réserver aux structures qui écrivent en anglais et veulent l'engagement de confidentialité le plus net des trois outils de ce comparatif. Pour tout usage en français, passez directement à un correcteur qui prend en charge la langue, comme Antidote. Le palier gratuit permet de tester le format des rapports avant d'acheter — voir notre page outils IA avec palier gratuit pour comparer.

Pour qui, et pour qui pas

Adapté

  • Auteur ou rédacteur qui écrit en anglais et veut comprendre pourquoi une phrase ne fonctionne pas, pas seulement qu'elle contient une faute
  • Structure sensible à la confidentialité qui veut un engagement écrit de non-entraînement sur ses textes, quel que soit le plan
  • Petite équipe anglophone qui veut un tarif par utilisateur affiché publiquement, sans passer par un devis commercial

À écarter

  • Toute structure qui rédige d'abord en français : l'outil ne corrige que l'anglais, dans ses variantes régionales
  • Utilisateur occasionnel qui veut vérifier un texte de plus de 500 mots sans payer : le palier gratuit impose de le découper
  • Entreprise qui doit garantir un hébergement maintenu dans l'Union européenne : le traitement est documenté au Royaume-Uni et dans d'autres pays, dont les États-Unis, sans engagement de région

Questions fréquentes

ProWritingAid corrige-t-il le français ?
Non. L'éditeur le précise lui-même : seules les variantes de l'anglais (générale, britannique, américaine, australienne, canadienne) sont prises en charge. Pour du français, il faut un outil dédié comme Antidote, ou un correcteur multilingue comme LanguageTool.
Mes manuscrits ou mes documents servent-ils à entraîner l'IA de ProWritingAid ?
Non, d'après l'éditeur : ProWritingAid affirme ne jamais utiliser les données ou les écrits des utilisateurs pour entraîner ses modèles, et ne conserve le texte soumis que le temps de générer le rapport de style, sauf document créé volontairement dans l'éditeur web.
Combien coûte ProWritingAid pour une équipe de dix personnes ?
L'offre Teams (2 à 100 comptes) affiche 12 € par utilisateur et par mois, soit 720 € par utilisateur et par an en engagement annuel — un tarif public, sans devis préalable, ce qui distingue l'éditeur de ses deux concurrents sur ce point.
Qui édite ProWritingAid ?
ProWritingAid est édité par Orpheus Technology Ltd, une société britannique basée à Londres, sans rattachement à un groupe d'edtech ou à une suite de productivité plus large — contrairement à QuillBot (Learneo) ou à Grammarly (Superhuman).
Quelle différence avec Grammarly ou QuillBot ?
ProWritingAid vise la relecture approfondie d'un texte déjà écrit (répétitions, rythme, clichés) plutôt que la correction en continu de Grammarly ou la reformulation de QuillBot. Sur les données, c'est le plus net des trois : aucun entraînement annoncé sur les textes, quel que soit le plan. En contrepartie, il ne corrige pas le français, que les deux autres prennent en charge, même imparfaitement.

Alternatives à ProWritingAid

Nos sources

Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.

ProWritingAid est-il le bon choix pour vous ?

Nous confrontons cet outil à vos contraintes réelles — budget, confidentialité, niveau de vos équipes — avant que vous ne signiez un abonnement annuel.