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Grammarly : notre avis

Grammarly corrige l'orthographe, la grammaire et le ton d'un texte directement dans le navigateur, Word ou une messagerie, sans que l'utilisateur ouvre une autre fenêtre. Conçu pour l'anglais, il propose depuis septembre 2025 des suggestions avancées en français, encore en retrait sur ce point.

Données aux États-UnisVersion gratuite puis payant·dès 12 €/mois

Ce que nous en retenons

Ce qui joue pour

  • S'installe une fois comme extension et corrige ensuite dans Gmail, Word, LinkedIn ou Slack, sans copier-coller le texte dans un onglet séparé.
  • Depuis septembre 2025, les soulignés bleus (grammaire avancée, clarté, ton) et la réécriture par paragraphe couvrent aussi le français, en plus de l'anglais, l'espagnol, l'allemand, le portugais et l'italien.
  • Les comptes Grammarly Business et Enterprise achetés via l'équipe commerciale ont l'entraînement des modèles désactivé par défaut, contrairement aux comptes individuels.
  • Addendum de traitement des données public, sans négociation préalable à demander.

Ce qui joue contre

  • Sur un compte gratuit ou Pro individuel, l'option qui autorise l'entraînement des modèles sur le texte saisi est activée par défaut : c'est à l'utilisateur de la désactiver dans ses réglages de confidentialité.
  • Le français reste une langue de second rang : les correcteurs indépendants qui testent l'outil relèvent des erreurs d'accord et de registre (tu/vous) que Grammarly ne commet pas en anglais, langue sur laquelle le moteur a été entraîné en premier.
  • Facturé en euros sur le site grand public mais sans palier Business séparé affiché : au-delà du plan Pro, il faut contacter l'équipe commerciale, ce qui masque le prix réel pour une équipe.
  • La société mère a changé de nom pour Superhuman en octobre 2025 après le rachat de la messagerie du même nom : le produit garde le nom Grammarly, mais la gouvernance et la feuille de route dépendent désormais d'une entité repositionnée sur un tout autre projet, un outil de productivité générale piloté par IA.

Un bon choix pour une équipe qui écrit surtout en anglais et veut un correcteur partout où elle tape. Pour un usage majoritairement en français, la correction reste en retrait par rapport à un outil pensé pour cette langue dès le départ.

Les faits

Premier palier payant
12 €/moisPro
Hébergement des données
Données aux États-Unis · source
Données vérifiées le
30 juillet 2026

Ce que deviennent vos données

Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
Selon l’offre ou une option à désactiver
Sous-traitants
Non listés nommément sur les pages publiques consultées ; le Trust Center renvoie à un addendum de traitement des données pour le détail contractuel, sans annuaire public des sous-traitants.
Conservation
Un document enregistré dans l'éditeur Grammarly y reste jusqu'à ce que l'utilisateur le supprime, ou supprime son compte. Aucune durée fixe n'est publiée pour les autres catégories de données.
Accord de traitement des données
Document publié par l’éditeur

Grammarly en détail

Grammarly corrige un texte là où il est écrit : dans un navigateur, dans Word, dans une messagerie. Il ne demande pas d'ouvrir un onglet séparé pour coller un paragraphe et attendre un verdict, ce qui explique sa présence dans à peu près toutes les boîtes à outils bureautiques anglophones depuis quinze ans.

Ce qu'il fait concrètement

L'extension s'installe une fois et souligne ensuite les fautes en rouge (orthographe, grammaire de base) et, sur les plans payants, en bleu (clarté, ton, fluidité) dans n'importe quel champ de texte. Un client qui rédige un courriel dans Gmail ou une proposition dans Word voit les suggestions apparaître sans changer d'outil. Le correcteur va plus loin que la faute isolée : il propose de reformuler une phrase entière pour un ton plus direct ou plus formel selon le destinataire choisi.

Pourquoi il nous intéresse, et où ça se complique pour le français

Grammarly a longtemps été un outil strictement anglophone. Depuis septembre 2025, l'éditeur a étendu ses fonctions avancées — soulignés bleus et réécriture par paragraphe — à cinq langues supplémentaires, dont le français. C'est un changement réel, à ne pas balayer d'un revers de main puisqu'il élargit l'usage possible pour une PME française. Mais le moteur reste entraîné en premier lieu sur l'anglais, et cela se voit : les tests indépendants menés sur du français relèvent des erreurs d'accord de genre et des confusions de registre (le tutoiement et le vouvoiement) que l'outil ne commet pas sur sa langue d'origine. Pour une note interne en anglais adressée à un partenaire international, Grammarly tient sa promesse. Pour un courrier client en français, mieux vaut un correcteur pensé pour cette langue depuis le premier jour — voir notre page sur les outils de correction pour le secteur juridique, où la précision du registre compte autant que l'orthographe.

Ce que devient le texte envoyé

C'est la question qu'un dirigeant devrait poser avant d'installer l'extension sur tous les postes. Sur un compte gratuit ou Pro individuel — le cas le plus courant pour une petite structure — l'option qui autorise Grammarly à utiliser le texte saisi pour entraîner ses modèles est activée par défaut. Il faut aller la désactiver soi-même dans les réglages de confidentialité. Sur un compte Business ou Enterprise acheté via l'équipe commerciale, cette même option est désactivée par défaut : c'est l'inverse exact du comportement individuel. Une PME qui signe un compte Pro en libre-service sans vérifier ce réglage laisse donc, par défaut, des contrats et des courriers clients servir à l'amélioration du modèle. Ce réglage mérite le même soin qu'un audit de conformité classique — voir notre page audit et conseil IA pour la méthode que nous appliquons chez un client avant de généraliser un outil de ce type.

Là où ça coince

Trois réserves, au-delà du français. D'abord, le prix d'équipe n'est plus affiché : au-delà du plan Pro à 12 €/mois, tout passe par un devis commercial, ce qui empêche de comparer un coût à l'avance. Ensuite, l'éditeur ne publie pas de liste de sous-traitants nommés, seulement un addendum de traitement des données générique. Enfin, la société mère de Grammarly s'appelle depuis octobre 2025 Superhuman, à la suite du rachat de la messagerie du même nom : le produit de correction garde son nom, mais il devient un élément d'une suite de productivité plus large, pilotée par un assistant IA transverse. Rien n'indique que le produit change de politique de données du jour au lendemain, mais une gouvernance qui se réoriente vers un tout autre projet mérite d'être suivie.

Notre recommandation

Grammarly convainc pour une équipe qui écrit d'abord en anglais et veut un correcteur présent partout sans changer d'outil. Pour un usage majoritairement en français, la qualité de correction reste en retrait, et un compte individuel mal réglé laisse par défaut le texte saisi entraîner le modèle. Vérifiez ce réglage avant de généraliser l'extension dans une équipe. Le plan Pro suffit pour un usage individuel ; voir notre page outils IA avec palier gratuit pour comparer d'autres outils dans la même situation avant de payer.

Pour qui, et pour qui pas

Adapté

  • Équipe qui rédige des courriels, des propositions commerciales ou de la documentation en anglais pour des clients internationaux
  • Indépendant qui veut un correcteur transversal, actif dans le navigateur comme dans Word, sans changer d'outil selon l'application
  • Structure qui a déjà négocié un compte Business ou Enterprise et bénéficie donc de l'entraînement désactivé par défaut

À écarter

  • PME qui rédige d'abord en français : les fautes d'accord et de registre relevées sur ce point pèsent plus que le confort d'installation
  • Compte gratuit ou Pro individuel géré sans vérifier les réglages de confidentialité : l'entraînement sur le texte saisi reste actif tant que personne ne le désactive
  • Cabinet qui veut connaître son prix d'équipe à l'avance : au-delà de Pro, tout passe par un devis commercial

Questions fréquentes

Grammarly corrige-t-il vraiment le français, ou seulement l'anglais ?
Depuis septembre 2025, Grammarly étend ses suggestions avancées et sa réécriture par paragraphe au français. Le socle du moteur reste entraîné d'abord sur l'anglais : sur du français soutenu, il laisse passer des erreurs d'accord ou de registre qu'un correcteur conçu pour cette langue, comme Antidote, ne commet pas.
Mes courriers clients servent-ils à entraîner les modèles de Grammarly ?
Sur un compte gratuit ou Pro individuel, oui, par défaut, sauf à désactiver l'option « Product Improvement and Training » dans les réglages de confidentialité. Sur un compte Business ou Enterprise acheté via l'équipe commerciale, cette option est désactivée par défaut.
Combien coûte Grammarly pour une équipe de dix personnes ?
Le plan Pro affiché à 12 €/mois par utilisateur couvre individus et petites équipes, mais aucun tarif par siège n'est publié au-delà : une équipe doit passer par un devis commercial pour un compte Business ou Enterprise, ce qui empêche de comparer le prix à l'avance.
Qui édite vraiment Grammarly aujourd'hui ?
La société mère, autrefois appelée Grammarly, s'appelle Superhuman depuis octobre 2025, à la suite du rachat de la messagerie du même nom en 2025. Le produit de correction garde le nom Grammarly, mais il est désormais un élément parmi d'autres d'une suite de productivité plus large, avec un assistant IA transverse baptisé Superhuman Go.
Quelle différence avec QuillBot ou ProWritingAid ?
Grammarly mise sur la présence partout (navigateur, Word, messagerie) et une politique d'entraînement modulable par réglage. QuillBot ajoute la reformulation et le résumé mais appartient à un groupe d'edtech qui entraîne sur les textes par défaut hors offre Team. ProWritingAid ne prend pas en charge le français du tout, mais ne s'entraîne jamais sur les textes des utilisateurs.

Alternatives à Grammarly

Nos sources

Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.

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