Make : notre avis
Make relie vos applications sur un canevas visuel et facture chaque exécution en crédits plutôt qu'en opérations. Il vise les scénarios à plusieurs branches, plus élaborés qu'un simple enchaînement linéaire.
Ce que nous en retenons
Ce qui joue pour
- Le palier Core démarre à 9 $/mois pour 10 000 crédits mensuels, un budget d'entrée inférieur à celui constaté chez Zapier pour un volume comparable.
- Le canevas gère nativement les routeurs à plusieurs branches et l'agrégation de tableaux de données dans un seul écran, là où Zapier aligne les étapes en colonne.
- L'infrastructure a passé un audit SOC 2 Type II et SOC 3, et l'offre Enterprise tourne sous un programme de sécurité certifié ISO 27001.
Ce qui joue contre
- Le crédit reste aussi imprévisible que l'ancienne opération : un module simple en consomme un, un module appuyé sur l'IA de Make peut en consommer plusieurs, et un scénario qui boucle ou relance après échec peut passer de deux à plusieurs milliers de crédits en une seule exécution.
- Aucune version auto-hébergée : contrairement à n8n ou Activepieces, tout scénario tourne sur l'infrastructure de Make, y compris les données les plus sensibles.
- Le catalogue d'applications, environ 3 500 connecteurs, reste loin des plus de 9 000 annoncés par Zapier.
Le bon choix pour des scénarios ramifiés et un budget d'entrée serré, à condition d'accepter que les données transitent par une infrastructure tierce et de surveiller le compteur de crédits chaque semaine.
Les faits
- Premier palier payant
- 9 $/mois — Core
- Hébergement des données
- Hébergement non vérifié
- Catégories
- Automatisation,No-code
- Données vérifiées le
- 30 juillet 2026
Ce que deviennent vos données
- Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
- Non vérifié
- Sous-traitants
- Make publie un DPA et une liste de sous-traitants référencés depuis ses conditions générales ; le détail n'est accessible qu'en ouvrant ce document, non consulté ligne à ligne ici.
- Conservation
- Les données personnelles sont supprimées sur demande après résiliation de l'abonnement ; l'éditeur ne publie pas de durée de conservation par défaut sur sa page GDPR.
Make en détail
Make déroule ses automatisations sur un canevas où chaque application apparaît comme un module relié aux autres par des flèches. L'outil vise les scénarios où une chaîne linéaire ne suffit plus : plusieurs branches issues d'une même condition, une boucle, un routeur qui répartit les données selon un critère.
Le crédit a remplacé l'opération, pas la question du prix
Make comptait autrefois en « opérations ». Il compte désormais en crédits, une unité plus fine mais tout aussi difficile à anticiper à l'avance. La plupart des modules — lire, chercher, créer, transformer une donnée — consomment un crédit chacun ; un module qui s'appuie sur l'IA de Make peut en consommer plusieurs. Les quatre paliers constatés le 30 juillet 2026 sur la page tarifs — Free gratuit, Core à 9 $/mois, Pro à 16 $/mois, Teams à 29 $/mois — donnent tous 10 000 crédits par mois : la différence entre paliers payants porte sur les fonctionnalités (nombre de scénarios actifs, rôles, support), pas sur le volume.
Un scénario ordinaire consomme deux ou trois crédits par exécution. Un scénario qui boucle, ou qui échoue et relance automatiquement, peut en consommer plusieurs milliers en un seul passage — la page tarifs le dit elle-même. Le compteur se lit dans l'interface, mais il demande une surveillance active les premières semaines, comme un compteur électrique qu'on n'a pas encore appris à lire.
Un canevas qui accepte la complexité
Sur ce point, Make dépasse Zapier : le canevas visuel gère nativement les routeurs à plusieurs branches, les répéteurs et l'agrégation de tableaux de données, là où Zapier aligne ses étapes en colonne unique. Un scénario qui trie des e-mails entrants selon leur objet, en extrait les pièces jointes et met à jour trois tableurs différents se construit dans un seul écran, sans naviguer entre des sous-flux séparés.
Ce qui manque
Deux réserves pèsent sur le choix. La première : Make n'offre aucune version auto-hébergée. Tout scénario, y compris ceux qui traitent des données clients sensibles, tourne sur l'infrastructure de l'éditeur — une infrastructure AWS auditée SOC 2 Type II et SOC 3, avec un programme ISO 27001 pour l'offre Enterprise, mais une infrastructure tierce tout de même. La seconde : le catalogue d'applications, environ 3 500 connecteurs selon la page intégrations, reste loin des plus de 9 000 annoncés par Zapier. Mieux vaut vérifier que l'application métier utilisée au quotidien y figure avant de s'engager sur un chantier.
Pour qui, et pour qui pas
Make convainc les équipes qui ont besoin de scénarios ramifiés et veulent un premier palier payant sous 10 $ par mois, avec un canevas plus riche que celui de Zapier. Il ne convient pas à une structure qui doit garder ses données sur une infrastructure qu'elle contrôle : là, seuls n8n et Activepieces répondent, chacun avec son propre modèle de facturation à surveiller de près. Nos missions d'automatisation et d'agents IA partent souvent de ce choix initial : canevas riche chez un tiers audité, ou hébergement chez vous.
Pour qui, et pour qui pas
Adapté
- PME qui construit des scénarios avec plusieurs branches conditionnelles et veut les garder lisibles dans un seul canevas
- Structure qui démarre l'automatisation et cherche un premier palier payant sous 10 $ par mois
À écarter
- Cabinet ou étude qui doit garder ses données sur une infrastructure qu'il contrôle : Make n'offre aucun auto-hébergement
- Équipe qui dépend d'une application rare : le catalogue Make, environ 3 500 connecteurs, est plus étroit que celui de Zapier
Questions fréquentes
- Faut-il savoir coder pour utiliser Make ?
- Non pour un scénario simple : relier deux applications se fait au clic, comme chez Zapier. Le canevas devient technique surtout quand on ajoute des routeurs à plusieurs branches ou qu'on manipule des tableaux de données imbriqués — à ce stade, un profil à l'aise avec la logique conditionnelle fait gagner du temps, même sans écrire de code au sens strict.
- Que sont les crédits Make, et comment estimer ce qu'un scénario va coûter ?
- Le crédit a remplacé l'ancienne « opération » comme unité de facturation. La plupart des modules — lire, écrire, chercher, transformer une donnée — consomment un crédit chacun ; les modules qui appellent l'IA de Make peuvent en consommer plusieurs. Un scénario ordinaire tourne à quelques crédits par exécution, mais un scénario qui boucle ou qui relance après une erreur peut grimper à plusieurs milliers de crédits en un seul passage. Les quatre paliers constatés le 30 juillet 2026 — Free, Core à 9 $/mois, Pro à 16 $/mois, Teams à 29 $/mois — donnent tous 10 000 crédits mensuels ; seules les fonctionnalités changent d'un palier à l'autre.
- Mes données sortent-elles de l'infrastructure de Make ?
- Oui, systématiquement : Make ne propose aucune version auto-hébergée. Tout scénario s'exécute sur l'infrastructure AWS de l'éditeur, auditée SOC 2 Type II et SOC 3, avec un programme ISO 27001 pour l'offre Enterprise. C'est une infrastructure sérieuse, mais une infrastructure tierce tout de même : pour des données qui ne doivent jamais quitter vos serveurs, seuls n8n et Activepieces répondent.
- Combien coûte Make pour une équipe de dix personnes ?
- La facture ne dépend pas du nombre de comptes utilisateurs mais du volume de crédits consommés par les scénarios actifs. Dix personnes qui déclenchent le même flux ne coûtent donc pas dix fois plus ; c'est le nombre d'exécutions, et leur complexité, qui fixe la facture. Le palier Core à 9 $/mois inclut 10 000 crédits mensuels ; au-delà, il faut monter de palier ou réduire la fréquence des scénarios.
- Quelle différence avec n8n ou Zapier ?
- Zapier couvre le plus large catalogue d'applications et ne demande aucune notion technique. n8n est le seul des trois à s'installer sur vos propres serveurs. Make se situe entre les deux : un canevas plus riche que celui de Zapier pour les scénarios ramifiés, mais sans option d'auto-hébergement — le compromis se joue entre richesse visuelle et maîtrise de l'infrastructure.
Alternatives à Make
n8n
4,5/5Relie vos logiciels entre eux et laisse une IA traiter le flux — sur votre serveur si vous le voulez.
Le connecteur d’applications le plus fourni du marché ; la facture suit le nombre de tâches, pas le nombre d’utilisateurs.
Alternative open source aux connecteurs d’applications, sans plafond de scénarios en version auto-hébergée.
Nos sources
- Page tarifs et paliers de crédits, lue via lecteur web (make.com filtre les robots)consultée le 30 juillet 2026
- Confidentialité et RGPD, lue via lecteur web (make.com filtre les robots)consultée le 30 juillet 2026
- Certifications et sécurité de l'infrastructure, lue via lecteur web (make.com filtre les robots)consultée le 30 juillet 2026
- Catalogue d'intégrations, lue via lecteur web (make.com filtre les robots)consultée le 30 juillet 2026
Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.