Luma AI : notre avis
Luma AI a construit sa réputation sur la capture 3D à partir de photos et de vidéos, avant de déplacer son produit phare vers la génération vidéo (Ray). La fonction 3D existe toujours, sous le nom Interactive Scenes, mais elle a quitté la page d'accueil et la comparaison des paliers.
Ce que nous en retenons
Ce qui joue pour
- L'usage commercial des scènes 3D et des vidéos est explicitement accordé sur tous les paliers payants individuels (Plus, Pro, Ultra), sans palier caché réservé aux entreprises.
- Interactive Scenes reste en ligne et continue de produire des scènes 3D embarquables sur le web, iOS et Android depuis une simple capture par téléphone.
Ce qui joue contre
- Le produit 3D d'origine a perdu sa vitrine : la page /genie, qui présentait la génération 3D, redirige aujourd'hui vers la page d'accueil consacrée à la vidéo — un signal net de désinvestissement sur cette ligne de produit.
- Les conditions d'utilisation autorisent Luma à utiliser les fichiers déposés (photos, vidéos) pour entraîner ses modèles d'IA, sur le palier gratuit comme sur les paliers payants, sans option pour s'y soustraire en dehors d'un contrat Enterprise.
- Aucun palier gratuit n'est proposé aujourd'hui : l'entrée de gamme démarre à 30 $/mois, sans façon de tester la capture 3D sans engagement financier.
- La page Interactive Scenes ne précise aucun format d'export ni compatibilité avec un moteur de jeu ou un logiciel de CAO : impossible de vérifier avant de créer un compte si le résultat s'intègre à un pipeline existant.
Un outil de capture 3D qui fonctionne encore bien pour embarquer un objet réel sur un site ou une application, mais qui n'est plus la priorité de son éditeur et qui n'a plus de palier gratuit pour le vérifier soi-même avant d'investir.
Les faits
- Premier palier payant
- 30 $/mois — Plus, facturé au mois (25 $/mois facturé à l'année)
- Hébergement des données
- Données aux États-Unis · source
- Catégories
- Modélisation 3D,Génération de vidéo
- Données vérifiées le
- 30 juillet 2026
Ce que deviennent vos données
- Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
- Oui, d’après l’éditeur
- Sous-traitants
- Stripe pour le paiement, Google Analytics pour la mesure d'audience ; la liste complète des sous-traitants est publiée à part, sur une page dédiée aux sous-traitants (subprocessors).
- Conservation
- Après suppression du compte, l'utilisateur dispose de 30 jours pour exporter ses fichiers d'entrée ; passé ce délai, Luma n'a plus d'obligation de les conserver.
Luma AI en détail
Luma AI s'est fait connaître par une application qui transformait une série de photos ou une vidéo de téléphone en modèle 3D — une technique de capture (NeRF, puis rendu par Gaussian splatting) plutôt qu'une génération pure. Depuis, l'éditeur a construit son offre phare autour de la vidéo générative (Ray), et la 3D a glissé au second plan : la page qui présentait autrefois la génération 3D (Genie) redirige aujourd'hui vers la page d'accueil, entièrement dédiée à la vidéo.
Ce qui reste de la 3D chez Luma
La capture 3D n'a pas disparu : elle vit sous le nom Interactive Scenes, accessible depuis l'application mobile ou le web, et continue de produire des fichiers légers (quelques dizaines de mégaoctets d'après l'éditeur) embarquables sur un site ou une application. Le produit fonctionne, mais son retrait de la vitrine principale est un signal à prendre au sérieux avant d'y construire un usage professionnel durable : rien ne garantit qu'il reste prioritaire dans la feuille de route de l'éditeur.
Le sort des photos et vidéos déposées
Les conditions d'utilisation de Luma sont sans ambiguïté sur ce point : la licence accordée à l'éditeur couvre le droit de « créer, tester, améliorer, entraîner, ou autrement développer » les modèles d'intelligence artificielle de Luma à partir des fichiers déposés — et cette clause s'applique aussi bien au palier gratuit historique qu'aux paliers payants actuels. Sur l'usage gratuit, la licence va plus loin encore : elle autorise Luma à afficher et distribuer publiquement le contenu déposé. Une entreprise qui capture un prototype ou un produit non annoncé doit donc considérer que le fichier nourrit l'entraînement du modèle suivant, quel que soit le palier.
Les droits d'usage, et ce qui manque
Le point positif : l'usage commercial des scènes et des vidéos est accordé sans détour sur tous les paliers individuels payants, sans palier caché réservé aux grands comptes. Ce qui manque, en revanche, c'est la précision sur les formats d'export de la 3D : la page produit ne dit rien d'un format compatible avec un moteur de jeu ou un logiciel de CAO utilisé en industrie, à la différence d'un concurrent comme Meshy qui liste ses formats noir sur blanc.
Notre avis
Pour embarquer rapidement un objet réel en 3D sur un site, à condition de payer d'entrée de jeu puisqu'aucun palier gratuit ne subsiste, Interactive Scenes rend le service annoncé. Pour un usage plus engageant — pièce industrielle, pipeline de production 3D établi — mieux vaut d'abord vérifier auprès de Luma le format d'export exact, et garder à l'esprit que la 3D n'est plus le produit que l'éditeur met en avant. Notre sélection d'outils de modélisation 3D permet de comparer avec des éditeurs pour qui la 3D reste le métier principal, et nos missions d'audit et de conseil aident à choisir entre ces options selon le pipeline déjà en place.
Pour qui, et pour qui pas
Adapté
- Équipe marketing ou e-commerce qui veut intégrer rapidement un objet capturé en 3D sur son site, sans dispositif de scan professionnel
- Structure qui utilise déjà Luma pour la génération vidéo et souhaite ajouter la capture 3D au même abonnement
À écarter
- Entreprise qui veut tester la capture 3D sans budget avant de décider : il n'existe plus de palier gratuit
- Industriel qui a besoin d'un format d'export documenté et compatible avec un logiciel de CAO ou un moteur de jeu précis : la page produit ne le garantit pas
Questions fréquentes
- Le service de capture 3D de Luma existe-t-il encore en 2026 ?
- Oui, sous le nom Interactive Scenes, mais il a disparu de la page d'accueil et de la page produit historique (/genie), désormais entièrement consacrées à la génération vidéo. Le produit 3D continue de fonctionner, à vérifier avant d'y bâtir un usage durable.
- Puis-je essayer la capture 3D de Luma gratuitement ?
- Non, plus aujourd'hui : la grille tarifaire ne propose aucun palier gratuit, le premier palier individuel (Plus) démarre à 30 $ par mois facturé au mois, ou 25 $ facturé à l'année.
- Mes photos ou vidéos servent-elles à entraîner l'IA de Luma ?
- Oui : les conditions d'utilisation autorisent explicitement Luma à utiliser les fichiers déposés pour entraîner ses modèles, sur le palier gratuit historique comme sur les paliers payants actuels.
- Puis-je exporter une scène Luma dans un format utilisable par un logiciel de CAO ?
- Rien ne le garantit publiquement : la page produit d'Interactive Scenes ne détaille aucun format d'export ni compatibilité avec un moteur de jeu ou un outil de CAO, contrairement à des concurrents directs comme Meshy.
- Quelle différence avec Meshy pour un usage 3D ?
- Luma part d'une capture réelle (photos ou vidéo d'un objet existant), quand Meshy génère un modèle depuis un simple texte ou une image sans dispositif de capture. Les deux usages ne se remplacent pas l'un l'autre.
Alternatives à Luma AI
Génère un modèle 3D texturé depuis un texte ou une photo.
Tripo 3D
Génère un modèle 3D texturé à partir d’un texte ou d’une image, prêt à exporter.
Conception 3D collaborative dans le navigateur, exportable pour le web.
Nos sources
- Grille tarifaireconsultée le 30 juillet 2026
- Conditions d'utilisation (Terms of Service)consultée le 30 juillet 2026
- Politique de confidentialitéconsultée le 30 juillet 2026
- Page produit Interactive Scenesconsultée le 30 juillet 2026
- Politique de confidentialité — localisation des serveursconsultée le 31 juillet 2026
Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.