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Humata : notre avis

Humata interroge un corpus de documents internes en langage naturel, pensé pour une petite équipe plutôt qu'un utilisateur seul. L'éditeur affirme par écrit ne pas entraîner ses modèles sur les fichiers déposés, un engagement que peu de concurrents formulent aussi nettement.

Version gratuite puis payant·dès 9,99 $/mois

Ce que nous en retenons

Ce qui joue pour

  • Déclare noir sur blanc ne pas utiliser les documents déposés pour entraîner ses modèles d'IA — rare et vérifiable sur sa page sécurité.
  • Conservation limitée à 30 jours pour les données traitées par le moteur, documentée dans une FAQ dédiée plutôt que noyée dans un texte générique.
  • Certifié SOC 2 Type II, avec un programme dit informé par l'ISO 27001 et le RGPD.
  • Facturation à la page plutôt qu'au seul poste : le palier Expert couvre trois personnes pour 500 pages par mois, à 9,99 $.

Ce qui joue contre

  • Aucune région d'hébergement n'est publiée : l'infrastructure s'appuie sur AWS, GCP et Supabase sans précision géographique, impossible de garantir un hébergement européen par écrit.
  • Le centre de confiance (trust.humata.ai), qui porterait la liste complète des sous-traitants et un DPA, est fermé derrière un formulaire d'accès — nom, e-mail, société à fournir avant de le consulter.
  • Le modèle de langage qui répond réellement aux questions n'est nommé nulle part publiquement, seuls les prestataires d'infrastructure le sont.
  • Le palier gratuit (60 pages par mois) est trop court pour un usage réel : il sert à tester, pas à travailler.

Le choix le plus sérieux du lot sur l'engagement de non-entraînement, mais vérifiez la localisation réelle des serveurs avant d'y déposer un dossier soumis au secret professionnel : elle n'est écrite nulle part.

Les faits

Premier palier payant
9,99 $/moisExpert
Hébergement des données
Hébergement non vérifié
Données vérifiées le
30 juillet 2026

Ce que deviennent vos données

Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
Non
Sous-traitants
La page sécurité nomme trois prestataires d'infrastructure — Amazon Web Services, Google Cloud Platform et Supabase — et affirme qu'ils sont tous conformes SOC-2. Elle ne nomme en revanche aucun fournisseur de modèle de langage, et le centre de confiance qui porterait la liste complète des sous-traitants et le DPA est réservé aux demandes d'accès nominatives.
Conservation
Les données de document utilisées par le moteur ne sont pas conservées au-delà de 30 jours. Les données du tableau de bord — vos fichiers, l'historique des échanges — restent accessibles tant que vous ne demandez pas leur suppression.

Humata en détail

Humata interroge un corpus de documents en langage naturel — pas un fichier isolé, mais un ensemble de contrats, rapports ou notes qu'une équipe consulte régulièrement. La question posée ressemble à celle qu'on adresserait à un collègue qui aurait tout lu : « quelle clause encadre la résiliation dans nos contrats fournisseurs ? »

Ce qu'il fait concrètement

On dépose les documents dans des dossiers partagés, avec des permissions par équipe sur les paliers payants. Humata les indexe et répond aux questions en citant le passage d'origine, dans la même logique qu'un chat sur un seul PDF, mais à l'échelle d'un dossier entier. Le palier Team ajoute l'OCR pour les documents scannés et un contrôle d'accès par département — deux détails qui comptent dès qu'un corpus mélange des pièces de sensibilité différente.

Pourquoi son engagement sur les données nous intéresse

Sur la question qui compte pour un dossier client — le sort du fichier une fois déposé — Humata est l'un des rares outils du secteur à répondre directement plutôt qu'à l'éluder. Sa page sécurité affirme sans détour : « Nous n'utilisons aucune des données fournies par nos utilisateurs pour entraîner nos modèles d'IA. » Elle ajoute une durée précise : les données traitées par le moteur ne sont pas retenues au-delà de 30 jours, ce qui tranche avec le silence habituel du marché sur ce point. C'est le genre de garantie qu'un audit de conseil recherche avant de recommander un outil à un cabinet juridique ou une étude comptable.

Là où ça coince

La garantie sur l'entraînement ne dit rien de la localisation des serveurs. L'infrastructure s'appuie sur AWS, GCP et Supabase, trois hébergeurs mondiaux, sans qu'aucune région ne soit précisée : impossible de garantir par écrit que le fichier reste en Europe. Le document qui trancherait la question — le centre de confiance, qui promet une liste de sous-traitants et un DPA — n'est pas ouvert : il faut remplir un formulaire avec nom, e-mail et société avant d'y accéder, ce qui empêche toute vérification indépendante rapide. Enfin, le modèle de langage qui génère réellement les réponses n'est nommé nulle part : seuls les prestataires de stockage le sont.

Notre recommandation

Pour une petite équipe qui veut un engagement écrit sur l'entraînement de ses documents, Humata tient une promesse que la plupart des concurrents ne formulent pas. Avant de l'adopter pour un dossier soumis au secret professionnel, demandez la localisation exacte des serveurs et le DPA au commercial — l'un et l'autre existent probablement, mais ne sont pas publics.

Pour qui, et pour qui pas

Adapté

  • Petite équipe de 3 à 10 personnes qui interroge de façon récurrente un corpus de contrats, rapports ou notes internes
  • Structure qui a besoin d'un engagement écrit de non-entraînement pour rassurer un client, au-delà d'une promesse marketing

À écarter

  • Cabinet soumis à une obligation d'hébergement strictement européen : aucune région n'est publiée, impossible de la garantir par contrat sans le demander directement
  • Utilisateur seul avec un usage ponctuel : le palier gratuit est trop court, un outil comme ChatPDF coûte moins cher pour ce cas

Questions fréquentes

Faut-il savoir coder pour utiliser Humata ?
Non, l'interface est un tableau de bord web classique : on dépose des fichiers dans des dossiers, on pose des questions, on reçoit une réponse sourcée. Aucune ligne de code n'est nécessaire pour l'usage courant.
Mes documents clients sortent-ils de mon infrastructure ?
Oui : Humata est un service en ligne hébergé chez des tiers (AWS, GCP, Supabase). L'éditeur affirme ne pas entraîner ses modèles sur ce contenu, mais la localisation géographique précise des serveurs n'est publiée nulle part.
Humata entraîne-t-il ses modèles sur mes documents ?
Non, l'éditeur l'affirme explicitement sur sa page sécurité : « Nous n'utilisons aucune des données fournies par nos utilisateurs pour entraîner nos modèles d'IA. » C'est un engagement écrit, pas une déduction.
Combien coûte Humata pour une équipe de dix personnes ?
Le palier Team facture 49 $ par utilisateur et par mois pour dix personnes et 5 000 pages mensuelles, avec permissions par dossier et OCR inclus. Le palier Expert, à 9,99 $/mois pour trois personnes et 500 pages, suffit à une équipe plus restreinte.
Quelle différence avec ChatPDF ?
ChatPDF vise un usage individuel gratuit ou presque, sans engagement écrit sur l'entraînement des modèles. Humata vise une équipe, facture à la page, et prend cet engagement par écrit — au prix d'un palier gratuit trop court pour un usage réel.

Alternatives à Humata

DocsBot AI

Crée un chatbot IA entraîné sur la documentation ou le contenu d’un site, pour répondre aux questions clients ou internes.

Version gratuite puis payant·dès 49 $/mois

Nos sources

Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.

Humata est-il le bon choix pour vous ?

Nous confrontons cet outil à vos contraintes réelles — budget, confidentialité, niveau de vos équipes — avant que vous ne signiez un abonnement annuel.