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Groq : notre avis

Groq loue du calcul d'inférence sur ses propres puces LPU, facturé au jeton consommé, avec un seul argument de vente : générer du texte beaucoup plus vite qu'un GPU classique. C'est une brique pour développeurs, pas un assistant prêt à l'emploi.

Version gratuite puis payant

Ce que nous en retenons

Ce qui joue pour

  • Vitesse constatée sur la page tarifs : GPT OSS 20B annonce 1 000 jetons par seconde, plusieurs fois la cadence d'un GPU classique — un vrai gain pour un agent conversationnel qui ne doit pas faire attendre l'utilisateur.
  • Le contrat-cadre (Services Agreement) interdit explicitement à Groq d'utiliser les entrées et sorties client pour entraîner ses modèles, sauf autorisation donnée par le client, et une option de rétention zéro existe dans la console.
  • Un vrai palier gratuit existe : le Free Plan a ses propres limites de débit, distinctes du Developer Plan payant, et permet de tester plusieurs modèles avant d'engager un budget.

Ce qui joue contre

  • Aucune région de traitement n'est publiée : le Data Processing Addendum se limite à citer « les États-Unis et d'autres pays » sans les nommer, ce qui empêche de documenter où vivent les données pour un client exigeant.
  • Les certifications de sécurité mises en avant dans la communication de Groq (SOC 2, HIPAA) ne sont vérifiables que via un centre de confiance qui se charge entièrement en JavaScript : aucune page consultée directement ne les confirme noir sur blanc.
  • Aucune interface : Groq vend une API brute, sans chat ni outil no-code. Sans développeur pour l'intégrer, l'outil ne sert à rien.

Un bon choix pour un développeur qui a besoin de réponses quasi instantanées et accepte de ne pas savoir précisément où tournent ses données ; à écarter si la région de traitement doit être prouvée.

Les faits

Hébergement des données
Hébergement non vérifié
Données vérifiées le
30 juillet 2026

Ce que deviennent vos données

Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
Non
Sous-traitants
Le Services Agreement et le Data Processing Addendum mentionnent des « Affiliates, sub-processors et contractors » et renvoient à une liste de sous-traitants publiée sur le Trust Center (trust.groq.com/subprocessors), mais cette page se charge entièrement en JavaScript (portail Vanta) : son contenu n'a pas pu être vérifié directement lors de la rédaction de cette fiche.
Conservation
Suppression des données client sous 30 jours après résiliation selon le Services Agreement ; le Data Processing Addendum porte ce délai à 180 jours maximum sur demande explicite de suppression des données personnelles.

Groq en détail

Groq ne fabrique pas de modèles : l'entreprise fabrique des puces, les LPU (Language Processing Units), et loue le calcul qui tourne dessus pour faire tourner des modèles ouverts — Llama, GPT OSS, Qwen — plus vite qu'un GPU classique ne le permet. C'est une carte à jouer précise : la vitesse de génération, pas le choix du modèle ni une interface soignée.

La vitesse comme argument, chiffrée

La page tarifs affiche, modèle par modèle, une cadence en jetons par seconde à côté du prix : 1 000 TPS pour GPT OSS 20B, 840 pour Llama 3.1 8B Instant. Ce chiffre a un sens concret pour un agent conversationnel ou un outil de transcription en direct, où l'utilisateur perçoit chaque seconde d'attente. Un développeur qui bâtit un agent IA réactif y trouve un avantage mesurable, pas une promesse marketing.

Ce que ça coûte, modèle par modèle

La facturation suit le jeton, à l'entrée et à la sortie, sans abonnement. Llama 3.1 8B Instant facture 0,05 $ le million de jetons en entrée et 0,08 $ en sortie — l'un des tarifs les plus bas du marché pour un modèle ouvert utilisable en production. GPT OSS 120B monte à 0,15 $ et 0,60 $, et Llama 3.3 70B Versatile à 0,59 $ et 0,79 $. Un vrai Free Plan, avec ses propres limites de débit, permet de tester avant de basculer sur le Developer Plan payant, qui débloque des limites plus larges ainsi que le traitement par lot.

Ce qui manque : la région de traitement

C'est le point que Groq ne traite pas comme Scaleway ou OVHcloud AI Endpoints. Le Data Processing Addendum, document public et lisible sans détour technique, se contente d'indiquer que les données peuvent être traitées « aux États-Unis et dans d'autres pays où Groq ou ses sous-traitants maintiennent des opérations » — sans nommer un seul pays précis. Impossible donc de répondre à un client qui demande où tournent ses données. En échange, le Services Agreement engage Groq à ne pas entraîner ses modèles sur les entrées et sorties client, et propose une rétention zéro activable dans la console : la promesse sur l'usage des données est plus nette que celle sur leur localisation.

Là où ça coince

Trois réserves avant de s'engager. La première, déjà dite : aucune région de traitement précise n'est publiée. La deuxième concerne les certifications : Groq communique sur SOC 2 et HIPAA, mais le Trust Center qui devrait le prouver se charge entièrement en JavaScript (un portail Vanta), et aucune page lisible directement ne confirme ces certifications par écrit. La troisième est structurelle : Groq vend une API, pas un produit. Sans développeur pour l'intégrer, il n'y a rien à en tirer.

Notre recommandation

Si la latence est votre contrainte principale — un agent vocal, un chat qui doit répondre sans délai perceptible — Groq est un choix défendable, à tester d'abord sur le Free Plan. Si prouver la localisation du traitement des données est une exigence contractuelle, tournez-vous plutôt vers un hébergeur qui la documente, comme Scaleway. Et sans développeur dans l'équipe, nos services d'automatisation répondent mieux au besoin qu'une API brute.

Pour qui, et pour qui pas

Adapté

  • Équipe technique qui construit un agent conversationnel ou un outil temps réel où la latence perçue par l'utilisateur compte plus que le choix fin du modèle
  • Développeur qui veut comparer gratuitement plusieurs modèles ouverts avant d'engager un budget, grâce au Free Plan

À écarter

  • Organisation qui doit documenter la région exacte de traitement de ses données pour un client ou un régulateur : Groq ne la publie pas
  • Structure sans développeur : c'est une API à intégrer, pas un produit fini

Questions fréquentes

Faut-il savoir coder pour utiliser Groq ?
Oui. Groq vend une API d'inférence, sans chat ni interface no-code : un développeur doit l'intégrer dans une application pour en tirer quelque chose.
Où sont traitées mes données avec Groq ?
Le Data Processing Addendum cite « les États-Unis et d'autres pays » sans en dire plus. Aucune région précise n'est publiée, contrairement à des concurrents européens comme Scaleway ou OVHcloud AI Endpoints.
Groq utilise-t-il mes invites pour entraîner ses modèles ?
Non par défaut : le Services Agreement interdit explicitement à Groq d'utiliser les entrées et sorties client pour l'entraînement, sauf autorisation du client, et une option de rétention zéro existe dans la console.
Combien coûte Groq pour un modèle ouvert courant ?
Cela dépend du modèle : Llama 3.1 8B Instant facture 0,05 $ le million de jetons en entrée et 0,08 $ en sortie ; un modèle plus capable comme GPT OSS 120B monte à 0,15 $ et 0,60 $.
Quelle différence avec Together AI ou Fireworks AI ?
Les trois facturent au jeton et hébergent des modèles ouverts. Groq met en avant sa vitesse grâce à ses puces LPU propriétaires ; Together AI et Fireworks AI misent davantage sur la largeur du catalogue et le fine-tuning.

Alternatives à Groq

Nos sources

Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.

Groq est-il le bon choix pour vous ?

Nous confrontons cet outil à vos contraintes réelles — budget, confidentialité, niveau de vos équipes — avant que vous ne signiez un abonnement annuel.