Cosmo Tech : notre avis
Cosmo Tech construit des jumeaux numériques de chaînes logistiques ou de parcs d'actifs pour simuler l'effet d'une décision avant de la prendre : ouvrir un site, changer un fournisseur, dimensionner un investissement. L'éditeur, né à Lyon en 2010, exploite une plateforme cloud sur Microsoft Azure.
Ce que nous en retenons
Ce qui joue pour
- Le moteur de simulation (CoSML) modélise un système entier — flux, stocks, contraintes — plutôt qu'un seul indicateur isolé, ce qui permet de tester un scénario avant de l'exécuter en vrai.
- Une vingtaine de grands comptes cités par l'éditeur (RTE, Alstom, Nexans, Renault, SNCF), ce qui indique un usage réel en production et pas seulement des projets pilotes.
- Politique de sécurité de l'information alignée sur la norme ISO 27001, documentée publiquement — rare chez ce type d'éditeur B2B au cycle de vente long.
Ce qui joue contre
- La plateforme est présentée comme cloud, déployée sur Microsoft Azure : aucune option d'installation sur les serveurs du client n'apparaît dans la documentation publique.
- Aucune page tarifs : le modèle est un devis après démonstration, sans aucun ordre de grandeur communiqué publiquement.
- L'actionnariat a changé fin 2024 (entrée d'un fonds américain, nouveau directeur général) : à vérifier auprès de l'éditeur si cela a changé la feuille de route produit ou la stratégie d'hébergement.
Un outil sérieux pour un grand compte qui veut chiffrer une décision logistique ou industrielle avant de l'engager, à condition d'accepter un traitement dans le cloud et un tarif négocié au cas par cas.
Les faits
- Hébergement des données
- Hébergement non vérifié
- Catégories
- Industrie,Analyse de données
- Données vérifiées le
- 30 juillet 2026
Ce que deviennent vos données
- Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
- Non vérifié
- Sous-traitants
- Non listés nommément. La politique de confidentialité mentionne des transferts vers des sous-traitants situés hors Union européenne, dont les États-Unis, et cite Microsoft (Azure) pour la mesure d'audience.
- Conservation
- Pour un client sous contrat : la durée du contrat plus trois ans. Les dossiers de recrutement sont conservés deux ans, les données comptables dix ans.
Cosmo Tech en détail
Cosmo Tech vend un logiciel de simulation qui construit un jumeau numérique d'un système entier — une chaîne logistique, un parc d'actifs industriels, un réseau de distribution — pour tester l'effet d'une décision avant de l'exécuter en vrai. L'éditeur est né à Lyon en 2010, en essaimage de l'ENS de Lyon, et revendique une vingtaine de grands comptes parmi ses clients.
Ce qu'il fait concrètement
Un client modélise son système avec CoSML, un langage propriétaire de modélisation de systèmes complexes : les flux, les stocks, les contraintes de capacité, les délais. La plateforme fait ensuite tourner des milliers de scénarios — un fournisseur qui ferme, une demande qui double, un site qui ouvre ailleurs — et compare les résultats. RTE, Alstom, Nexans, Renault et la SNCF figurent parmi les références citées par l'éditeur, ce qui situe l'outil du côté du grand compte industriel ou énergéticien plutôt que de la PME.
Pourquoi il nous intéresse
C'est un bon exemple pour trancher une question qui revient sans cesse dans l'industrie : le calcul se fait-il chez le client ou chez l'éditeur ? Ici, la réponse est nette et documentée : la plateforme est présentée comme déployée sur Microsoft Azure, sans option d'installation sur les serveurs du client visible dans la documentation publique. Pour un jumeau numérique construit à partir de données de flux et de capacités — potentiellement sensibles pour un énergéticien ou un industriel de défense — c'est une donnée à peser avant de s'engager. Voir notre page IA pour l'industrie. Sur la part réelle d'intelligence artificielle : le cœur du produit reste un moteur de simulation et d'optimisation, une discipline qui existait avant l'IA générative ; les composants d'apprentissage automatique s'y ajoutent sans remplacer le moteur de modélisation.
Là où ça coince
Trois points de vigilance. Le premier est l'hébergement : tout passe par le cloud Azure, sans option d'hébergement local documentée — à confirmer directement avec l'éditeur si c'est un critère d'exclusion pour votre organisation. Le second est le prix : aucune page tarifs, un devis après démonstration, sans le moindre ordre de grandeur communiqué à l'avance. Le troisième est la stabilité de l'actionnariat : fin 2024, un fonds américain est entré au capital et un nouveau directeur général a été nommé, un changement dont l'effet sur la feuille de route produit n'est pas documenté publiquement au moment de la vérification de cette fiche.
Notre recommandation
Un choix cohérent pour un grand groupe qui doit arbitrer une décision d'investissement lourde et qui accepte un traitement cloud de ses données de flux. À éviter si l'hébergement local est un prérequis, ou si vous cherchez un tarif affiché pour comparer rapidement plusieurs fournisseurs.
Pour qui, et pour qui pas
Adapté
- Grand groupe industriel ou énergéticien qui doit arbitrer un investissement lourd (nouvelle ligne, nouveau site, changement de fournisseur) et veut chiffrer plusieurs scénarios avant de trancher
- Direction supply chain qui veut simuler l'effet d'une rupture d'approvisionnement avant qu'elle survienne
À écarter
- PME qui cherche un outil en libre-service à un tarif affiché : ici, chaque projet passe par une démonstration puis un devis
- Organisation qui exige que les données de simulation restent sur son propre matériel, sans aucun passage par un cloud public
Questions fréquentes
- Cosmo Tech fonctionne-t-il sur nos propres serveurs ou dans le cloud ?
- Dans le cloud. L'éditeur présente sa plateforme comme déployée sur Microsoft Azure, sans option d'hébergement chez le client documentée publiquement. Une chaîne logistique ou un parc d'actifs à simuler suppose donc un flux de données vers ce cloud.
- Combien coûte une simulation Cosmo Tech ?
- Aucun tarif n'est publié. L'éditeur fonctionne par démonstration puis devis, un modèle courant pour ce type de projet sur mesure vendu à de grands comptes industriels.
- Cosmo Tech utilise-t-il vraiment de l'IA, ou est-ce de la simulation classique ?
- Les deux, mêlés. Le cœur du produit est un moteur de simulation et d'optimisation à base de modélisation de systèmes complexes (CoSML), une discipline plus ancienne que l'IA générative. Des composants d'apprentissage automatique s'y ajoutent pour entraîner des modèles et enrichir le suivi, mais la part exacte de chacun n'est pas détaillée publiquement.
- L'entreprise est-elle stable ?
- Elle existe depuis 2010 et revendique une trentaine de millions d'euros levés au total, mais son actionnariat a changé fin 2024 avec l'entrée d'un fonds américain et la nomination d'un nouveau directeur général — un point à faire préciser avant un engagement de long terme.
- Quelle différence avec Sight Machine ou Braincube ?
- Sight Machine et Braincube partent des données de production réelles pour analyser ce qui se passe déjà sur une ligne. Cosmo Tech part d'un modèle du système pour simuler ce qui se passerait si une décision était prise — avant de la prendre.
Alternatives à Cosmo Tech
Sight Machine
Jumeau numérique de la production, pour repérer où part le rendement.
Braincube
Optimisation de process industriel à partir des données machine.
Plateforme industrielle qui structure les données d’usine (capteurs, ERP, historiques) pour déployer des applications d’IA.
Nos sources
- Page plateformeconsultée le 30 juillet 2026
- Politique de confidentialitéconsultée le 30 juillet 2026
- Page ISMS Management (sécurité de l'information)consultée le 30 juillet 2026
- Page à proposconsultée le 30 juillet 2026
Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.