Botpress : notre avis
Botpress construit des agents conversationnels pour la relation client : un studio visuel pour poser la logique, un moteur qui laisse un modèle de langage guider la conversation, et un accès développeur en TypeScript pour les cas que le visuel ne couvre pas.
Ce que nous en retenons
Ce qui joue pour
- Engagement écrit et non circonscrit à ne pas utiliser les conversations pour entraîner ou améliorer un modèle : la clause couvre toutes les données de conversation, pas seulement un connecteur particulier.
- Certification SOC 2 affichée publiquement, en plus d'une conformité RGPD revendiquée : rare à ce niveau de détail chez les créateurs de chatbots.
- Studio visuel et kit de développement (ADK) cohabitent : une équipe métier pose le scénario, un développeur reprend la main sur les cas particuliers sans changer d'outil.
Ce qui joue contre
- Le palier gratuit plafonne à 100 conversations par mois : suffisant pour tester, pas pour un usage réel avant de passer à un palier payant.
- Hébergement par défaut aux États-Unis ; un hébergement dans une autre région suppose un contrat Enterprise négocié, pas une simple case à cocher.
- L'ancienne version auto-hébergeable (v12) est reléguée à un dépôt distinct : le produit actif est une plateforme cloud, pas un logiciel qu'on installe chez soi.
- La facturation compte les conversations, pas les messages : une conversation longue et une conversation d'une phrase coûtent le même prix, ce qui peut désavantager un usage bavard.
Un choix solide pour une entreprise qui veut industrialiser son support client avec un engagement écrit sur les données. À écarter si le cahier des charges impose un hébergement hors des États-Unis dès le premier palier payant, ou un déploiement entièrement sur site.
Les faits
Ce que deviennent vos données
- Vos données servent-elles à entraîner leurs modèles ?
- Non
- Sous-traitants
- La politique de confidentialité est explicite et non limitée à un connecteur particulier : "We do not use Conversation Data or other End-User personal data for any other purpose, which includes analytics and algorithms and model improvements or training." Les données de conversation sont stockées "on servers located in the United States or other locations determined by the relevant Customer" : l'hébergement par défaut est américain, un autre emplacement se négocie contractuellement (offre Enterprise). Un accord de traitement des données (DPA) est publié publiquement, ce qui n'est pas systématique dans la catégorie.
- Conservation
- Conservée "as long as it's necessary for the intended processing purposes", ou jusqu'à demande de suppression par le client ou l'éditeur ; aucune durée chiffrée n'est publiée.
- Accord de traitement des données
- Document publié par l’éditeur
Botpress en détail
Botpress construit des agents conversationnels destinés au support et à la vente : un client écrit, l'agent comprend la demande, va chercher l'information et répond, avec un transfert vers un humain quand le cas dépasse ce qu'on lui a appris à faire.
Ce qu'il fait concrètement
Le Studio pose le scénario par blocs visuels : ce que l'agent doit comprendre, où il va chercher la réponse (une base de connaissances, un tableau, une API), et dans quel cas il passe la main. Un moteur dit "autonome" laisse ensuite un modèle de langage improviser la formulation à l'intérieur de ce cadre, plutôt que de réciter des réponses figées. Pour les cas que le visuel ne couvre pas, un kit de développement en TypeScript (l'ADK) permet d'écrire directement la logique.
L'usage le plus courant chez les entreprises qui l'adoptent : un agent de premier niveau qui répond aux questions récurrentes sur un site ou WhatsApp, et qui bascule vers un conseiller humain dès qu'il détecte une demande sensible ou une frustration.
Pourquoi il nous intéresse
C'est l'un des rares éditeurs de chatbots à publier un engagement large sur la non-réutilisation des conversations pour l'entraînement de modèles, sans le limiter à une seule intégration — une nuance qui distingue Botpress d'engagements plus étroits qu'on trouve ailleurs dans la catégorie. Mais l'hébergement par défaut reste américain : pour un cabinet ou une étude qui traite des échanges clients sensibles, la question à poser avant de signer n'est pas seulement "l'agent répond-il bien", c'est "où tournent ses conversations, et qui peut les voir passer" — la question centrale de notre travail en agents IA et en relation client.
Là où ça coince
Le palier gratuit plafonne à 100 conversations par mois, ce qui permet de tester mais pas de faire tourner un support réel. Le premier palier payant, à 150 $ par mois facturé à l'année, couvre 250 conversations ; au-delà, chaque paquet de 100 conversations supplémentaires se facture à part.
L'hébergement hors des États-Unis n'est pas une option en libre-service : il faut passer par un contrat Enterprise négocié pour fixer une autre région. Et l'ancienne version auto-hébergeable, la v12, a été reléguée à un dépôt séparé : le produit qu'on installe aujourd'hui est une plateforme cloud, pas un logiciel qu'on fait tourner sur son propre serveur sans discussion commerciale.
Notre recommandation
Botpress convient à une entreprise qui veut industrialiser son support client avec un engagement écrit sur les données et une certification affichée. Pour une petite structure qui traite une poignée de demandes par semaine, ou pour qui exige un hébergement européen par défaut, le rapport entre l'effort de mise en place et le volume traité ne joue pas en sa faveur.
Pour qui, et pour qui pas
Adapté
- Service client d'entreprise qui veut automatiser le tri et la réponse aux demandes courantes, avec une équipe capable de superviser le studio
- Structure qui a besoin d'un engagement écrit sur la non-réutilisation des conversations à des fins d'entraînement
- Équipe mixte : quelqu'un pose la logique dans le studio, un développeur reprend les cas particuliers via le kit de développement
À écarter
- Petite structure qui traite moins de 100 conversations par mois : le palier gratuit suffit, mais le passage au palier payant à 150 $/mois se ressent vite
- Organisation qui doit garder les données en Europe par défaut, sans négocier un contrat Enterprise pour l'obtenir
- Besoin d'un logiciel auto-hébergé sur son propre serveur : la version qui l'permettait encore (v12) n'est plus le produit activement développé
Questions fréquentes
- Faut-il savoir coder pour construire un agent Botpress ?
- Pas pour démarrer : le studio visuel permet de poser un scénario de conversation par glisser-déposer. Dès qu'il faut une logique métier précise ou une intégration non couverte, l'ADK (kit de développement en TypeScript) prend le relais. Prévoyez un profil technique pour aller au-delà d'un chatbot de premier niveau.
- Les conversations de mes clients servent-elles à entraîner un modèle ?
- Non, d'après la politique de confidentialité publiée : les données de conversation sont explicitement exclues de tout usage d'analyse, d'algorithme ou d'entraînement de modèle. C'est un engagement large, pas limité à une intégration en particulier.
- Mes données restent-elles en Europe ?
- Par défaut, non : Botpress stocke les données de conversation sur des serveurs situés aux États-Unis. Un hébergement dans une autre région est possible, mais seulement via un contrat Enterprise négocié directement avec l'éditeur, pas comme option en libre-service.
- Combien coûte Botpress pour une équipe de dix personnes ?
- Le nombre de sièges n'est pas le facteur limitant sur les paliers payants : c'est le volume de conversations mensuelles. Le palier Plus démarre à 150 $/mois facturé à l'année pour 250 conversations, avec des packs supplémentaires de 100 conversations à 65 $. Le palier Team monte à 750 $/mois pour 1 500 conversations et un nombre de sièges illimité.
- Peut-on encore auto-héberger Botpress ?
- L'ancienne version (v12), sous licence AGPLv3, existe encore dans un dépôt séparé, mais elle n'est plus le produit activement développé. Le Botpress actuel — Studio, moteur autonome, intégrations — est une plateforme cloud ; le code public sous licence MIT couvre surtout le kit de développement et les intégrations, pas un serveur complet à installer chez soi.
Alternatives à Botpress
Intercom
Fait répondre un agent IA aux questions clients courantes et transfère à un humain les cas non résolus.
Zendesk
Route et résout automatiquement une partie des tickets de support grâce à un agent IA entraîné sur l’historique de l’entreprise.
Plateforme pour construire et orchestrer des agents IA spécialisés dédiés à des tâches d’entreprise : prospection, support, opérations.
Nos sources
- Grille tarifaire et paliersconsultée le 30 juillet 2026
- Déclaration de confidentialité (entraînement, hébergement)consultée le 30 juillet 2026
- Accord de traitement des données (DPA)consultée le 30 juillet 2026
- Dépôt GitHub (licence MIT, périmètre actuel du code public)consultée le 30 juillet 2026
Les tarifs et les conditions d’hébergement changent souvent. Nous les revérifions périodiquement, mais la page de l’éditeur reste la seule référence à jour.